Elba Christina Rocha chantre la nouvelle génération du mannequinat parisien

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Voilà cinq ans qu’elle vie en France, cette Cap Verdienne de 21 ans aime tout ce qui touche à la mode. Devenir mannequin à longtemps été, chez cette diplômée d’un Bac Professionnel service et accueil,  une ambition, voire une obsession. Du haut de son 1, 72, la silhouette élancée, elle vient de réaliser son rêve.

D’où vient cette passion pour la mode ?

Depuis que je suis toute petite ma mère me prenait souvent en photo, devant l’objectif je posais et je jouais les tops modèles (rire). Mais le déclic a été sur Paris avec une histoire rocambolesque. J’ai rencontré Serge cœur de Lion qui était venu chez moi réparer mon téléphone fixe. Je sentais qu’il me regardait et qui voulait me proposer quelque chose. Au file des heures, il s’est jeté à l’eau en me disent qu’il faisait défiler des jeunes mannequins et qui leur proposait des contrats très sérieux de plus les filles avec qui il travaille participe à des concours de miss.

Avez vous participé à des concours de Miss ?

J’ai participé à de nombreux concours dans mon pays au Cap Vert et j’ai remporté beaucoup de concours de beauté. Dernièrement, j’ai participé à l’élection de Miss Black Star et j’ai décroché l’écharpe de la 1e dauphine.

Parlez-nous de votre parcours dans le mannequinat ?

J’ai défilé pour de nombreux créateurs mais je ne peux pas tout vous rémunérez. J’avance doucement mais sûrement. J’espère un jour pourvoir réaliser le rêve d’en faire mon métier.

Quand avez-vous attrapé le virus de la photo ?

Depuis que je suis petite j’épluche les magazines et j’admire les jeunes femmes qui y figure. Je suis pratiquement toutes les émissions se rapport au mannequinat. Certes, il y a des moments difficiles dans ce métier, mais cela ne m’a pas pour autant découragée car je suis motivée, je sais ce que je veux et ce dont je suis capable.

A travers vos photos, que tentez vous d’exprimer ?

La joie, la timidité, l’arrogance, la colère, la tristesse…. J’ai plus de facilité à exprimer la joie où la sensualité depuis toujours. La joie est un sentiment que j’ai réussi à apprivoiser récemment. Dans ce métier il faut être capable de passer du rire aux larmes.

Quels type de photos aimez-vous faire ?

J’aime faire des photos un peu « déjantées ». J’aime la prise de risque et ce sentiment de folie qui m’envahit. La pluie, la neige le vent pourraient en déstabiliser certaines, moi, au contraire, je trouve que ces éléments apportent quelque chose à la photo.

Quel est le rêve le plus fou que vous aimeriez réaliser dans le mannequinat ?

J’aimerais défiler pour les plus grands stylistes, être une mannequin reconnu et apprécié pour son travail, visiter des endroits magnifiques que je n’aurais jamais imaginés.

Quel regard portez-vous sur la présence des noirs dans le mannequinat ?

Je suis agréablement surprise en voyant de plus en plus de modèles black sur des magazines ou encore sur des défilés. A une époque, la femme noire n’était pas très reconnue dans ce milieu mais certaines icônes (Tyra Banks) ont donné un œil nouveau à ce sujet. Au jour d’aujourd’hui une femme noire est autant demandée qu’une femme blanche et cela me fait très plaisir et m’encourage à persévérer.

Avez-vous été confronté au racisme de la part de certains photographe ?

Jusqu’à présent jamais et j’espère ne jamais rencontrer ce problème. Cela voudrait dire que notre société n’évolue pas et reste dans le passé, il faut montrer à ceux qui se sont battus pour nos droits qu’ils ne l’ont pas fait pour rien !

Quelles sont vos distractions favorites ?

Le sport est une de mes distractions favorites comme le volley-ball. J’aime beaucoup voyager, découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles cultures, passer des bons moments avec mes parents que j’adore et mes amis (ies) qui me sont chers. Écouter de la musique (Rnb, Zouk etc..) est une chose quasiment quotidienne pour moi, ça m’aide à oublier les moments difficiles. Et surtout la photo, les défilés ce sont des choses que je pourrais faire tout le temps sans arrêt. C’est ma passion.

Avez-vous un dernier ?

Mon souhait s’est de réaliser une association afin d’aider mon pays, il y a trop d’enfants qui vivent dans la misère et qui ne sont pas même scolarisés. Je trouve ça regrettable. Mais il y a une chose qui est très important pour moi, ma mère qui m’a tout donné afin que je puisse réussir dans mes études, elle est toujours là pour moi car après avoir réussir mon Bac Pro, j’aimerai rentrer dans une école de tourisme afin de décrocher mon BTS.

 

happywheels

Fondatrice et rédactrice en chef de STYL'IN MAGAZINE. Entrepreneur. Femme du digital et des relations publiques. Je suis basée entre Paris, Lyon, Genève et Abidjan.