HE IS SO GOOD

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C’est séparé par un écran d’ordinateur que j’ai eu le plaisir de faire la rencontre de Wilow Amsgood, un rappeur mais surtout un artiste au talent très prometteur. Rencontre avec un véritable poète, qui sait manier les mots avec finesse et précision ; un jeune homme ambitieux, humble, mais plus un encore : un passionné qui porte un amour sans limite à la musique.

WilloW aMSGOOD

Styl’In Mag : Cela fait plusieurs années que tu baignes dans l’industrie de la musique. Quels ont été les éléments qui t’ont poussé à te diriger vers cette discipline ?

Wilow Amsgood : Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours été entouré de gens qui écoutaient du rap : que ce soit ma grande sœur, ou encore les grands de ma ville. A vrai dire, à cette époque, tout le monde en écoutait. J’ai très rapidement été inspiré par tous ces artistes qui ont bercé mon adolescence, rap français comme américain. Le désir de rapper fut alors vraiment très présent. Et c’est au début des années 2000, lorsque j’avais 15-16 ans, que j’ai très vite compris que faire de la musique était une véritable vocation pour moi.

SM : Quelles sont tes principales inspirations musicalement parlant ?

W.A : Sans hésitation, je dirais André 3000 (Outkast), qui pour moi est un véritable dieu de la musique. C’est en quelque sorte mon idéal musical. Après, des choses classiques comme Gainsbourg par exemple. Sinon, je pense à Loko, un artiste du collectif Néochrome. C’est un petit mec qui m’a marquée par son éclectisme, par sa manière d’être, par cette originalité dans ce qu’il dégage. Il avait une interprétation propre à lui-même.

SM : Si tu devais constituer une playlist, quelle serait-elle ?

W.A : Cartoon & Cereal de Kendrick Lamar, Get Mine de Kid Ink ft. Nipsey Hussle, Player’s Balls de Outkast, Betcha Hate it (remix) de Danny  Brown ft. Rich Hil et You Don’t Know (for fuck’s sake) de Ed Sheeran et Yelawolf, pour faire court et simple.

SM : Peux-tu affirmer que tu es en train de réaliser chacun de tes rêves ?

W.A : Oui et non. Non parce qu’à l’heure actuelle, je suis considérée comme un rappeur et non pas comme un artiste à part entière. Je veux représenter l’espoir d’une génération de personnes déçues par le rap, un acteur indispensable de cette culture hip-hop et non pas un spectateur. J’arrive à un tournant de ma vie où je ressens le besoin de prendre des risques, musicalement parlant, de donner un autre souffle au rap français, faire preuve d’audace dans ma discipline (faire d’un ensemble la pop et le rap par exemple). Mais d’une certaine façon, oui je réalise quelques-uns de me rêves. Je parviens à atteindre mes objectifs.

SM : Tu as la plume aiguisée, des punchlines sévères. Tes textes sont d’une réelle profondeur (je pense notamment à « Je ne cours pas » ou encore plus récemment à « Ave Mendes »), puises-tu ton inspiration dans les vieux vinyles de rap/R’n’B etc ou encore dans la littérature ?

W.A : Mes inspirations sont diverses et variées. Elles proviennent essentiellement de jeux vidéos, de films, de séries ou encore de mangas. Par exemple, je dis dans … « j’compte pas sur les pièces Mario pour payer mon loyer. ». A ce moment là, j’étais en train de jouer à Mario Bros 3 sur Super Nintendo, et j’ai pensé à cette punchline.

SM : En parlant de littérature, quelles sont tes œuvres favorites ?

W.A : Ce que je lis reste très souvent concentré autour de la musique. J’ai notamment aimé lire Sans Contrefaçon de Pascal Nègre, dans lequel il parle de son expérience de directeur, ses débuts à la radio et de sa vision de l’avenir de l’industrie de la musique. Après, en ce moment je suis en train de lire un livre de Quincy Jones intitulé Quincy. C’est un livre autobiographique. Comme je l’ai dit, ça reste très musical, mais j’ai besoin d’être constamment imprégné de la musique, de toutes les façons qu’il existe.

SM : Quels sont les trois adjectifs qui décriraient le mieux Wilow Amsgood ?

W.A : Cool, mystérieux (je ne parle jamais de moi) et passionné.

SM : Penses-tu que la musique et la mode sont liées ?

W.A : Je ne dirais pas qu’elles sont liées mais je pense que l’image d’un rappeur est très importante. Par exemple, si un artiste veut développer une image d’une personne sale, je pense qu’elle doit aller jusqu’au bout, histoire d’avoir un minimum de crédibilité. Ça n’étonne personne de savoir que Pete Doherty est un homme qui se néglige puisque c’est une image qui lui colle à la peau, c’est lui, c’est ce qu’il est vraiment.

SM : Enfin, quel est ton style vestimentaire ?

W.A : Il n’a pas de définition j’appelle ça la Wax. En ce moment, j’suis dans la prise de risque. Donc pour mon futur album, mon image risque d’être différente. Tout en restant fidèle à moi même. J’crée mon propre style en fonction de l’image que j’ai envie d’avoir. C’est tous les jours que je peaufine mon personnage en même temps que mon univers vestimentaire. J’appelle ça la Wax. En ce moment, j’suis dans la prise de risque. Donc pour mes futures vidéos, mon image risque d’être différente de ‘Marchand de rêves’. Tout en restant fidèle à moi même.

Pour plus de Willow Amsgood :

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